Samedi 19 septembre 2009 6 19 /09 /Sep /2009 13:11

            Cariboubou was a caribou who was flying high in the sky. So high that Santa Claus decided to take him with three other caribous to drive his car. ‘Cause Santa Claus has a car, yes he has. Of course, it’s a flying car, but it’s a car !

Cariboubou became quickly the most brilliant of the caribous, so Santa Claus told him : “Ok, my Cariboubou, you can drive my car”. And so started the famous career of Cariboubou. Indeed, everybody knows the song of the Beatles “Baby you can drive my caaar !”. Well, now, you know the real story of this song directly inspired by our star Cariboubou.

So our great Cariboubou, who was not so great that he is now, became the leader of the Santa Claus’ car. And the more the time was going through, the more Cariboubou was going fast ! Fast and furious, we could say. Yeah, yeah, I know what you think. Well, I’ll answer : OF COURSE YES ! Of course that movie, Fast & Furious, was made for Cariboubou ! By the way, we (Cariboubou and I) can’t understand why the last movie “Fast & Furious, Tokyo Race” has that name, cause Cariboubou doesn’t really like Japan. He prefers cold and snow. Weird, isn’t it ?

The car was going faster and faster (thanks to Cariboubou of course), and I heard Santa Claus say : “Yes, we can !”. By the way, I think somebody else says these words, but I’m not sure. I just hope he thanked Santa Claus.

Everything was going well for Cariboubou. But one day, he was bored of driving that car, so he left Santa Claus. Of course, Santa Claus was sad and didn’t want to let Cariboubou go, but, well, nothing could make Cariboubou change his mind. Before leaving, Cariboubou just said “Please forgive me”. These simple words were so sweet that Bryan Adams made them a song, touched by the grace of this pure beauty in just three words. But of course, he never paid the copyrights. Poor Cariboubou. I think I’m going to make a petition for our dear Cariboubou.

And then, Cariboubou arrived on earth. On a cold and snowy earth. But he was happy, he was free, we could say. Free like the river flowing freely through infinity, free to be sure of what he was and who he needed not be ! Yes, still a song created for Cariboubou. Amazing…

Cariboubou walked, and walked, and walked, through the snow. He was alone, he was cold. He was lost. Unfortunately, he didn’t met John Locke, from the serial TV “Lost”, written of course for Cariboubou, and that’s why our pour Cariboubou was a bit frightened.

One day, he finally arrived at a small Gifts Shop. He rang the bell, ‘cause Anita Ward always told him : “You can ring my bell”, entered, and then… was captured by the chief of the shop !!! The bad guy finally put it on a shelf. Our sweet Cariboubou was waiting desperately, so that he was a kind of Desperate Cariboubou. Of course, a rich producer came here and has the idea of creating that series called “Desperate Housewifes”, but he didn’t take our Cariboubou.

Fortunately for him, Cariboubou was sweet and pretty. So when finally, a lovely girl in red arrived in the shore, he told her : “You’re my girl in red, please take my hand, I wanna share my world with you”. (That song was sung later by Daddy Dj, oh boy).

That girl, who really loved Cariboubou's hearted-shaped foot, accepted, and they lived together for a long long time !

                In this picture, you can see Cariboubou in holiday, drawing and painting under a palm tree, more specifically a Livistonia Rotundifolia, so that's why Cariboubou also called that tree Livinstone.

Par Air
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Dimanche 31 mai 2009 7 31 /05 /Mai /2009 14:40

            Micro-trottoir fictif : « Madame, Monsieur, pour vous c’est quoi le bonheur ? »

- Le bonheur ? Avoir un château en face de la mer Méditerranée avec une armée de personnels à mon service pour ne plus avoir à faire le ménage ! (Humour froid).

- Etre beau et que pleins de filles me courent après ! (Rires).

- Ne plus travailler et ne plus avoir à me lever tous les matins. (Sourire poli).

- Que mon ex revienne… (La personne commence à pleurer devant la caméra).

            Voici quelques réponses possibles et probables de personnes répondant à cette question au coin de la rue (promis j’actualiserai l’article quand je poserai réellement cette question). En regardant de plus près ces réponses, le bonheur se résume souvent à : ne plus travailler, être riche, être beau.

            Pourquoi ces réponses ? Parce que tout ceci correspond à une sorte d'idéal. Rien que le fait de ne plus travailler fait rêver, surtout quand on voit toutes les émissions populaires à la TV, où de riches héritiers passent leur journée à se prélasser sur un transat en bord de mer. En clair, le bonheur, c’est ce qui sort de l’ordinaire. Forcément, car ce que l’on ne connaît est souvent attrayant puisque les désagréments n’apparaissent pas encore ! Tout ce qui ne se vit pas régulièrement ne peut qu’attirer, surtout quand il y a de l’argent, du farniente, et du soleil.

            Mais cette vision est bien réductrice. Qui serait assez dupe pour penser illusoirement que le bonheur peut vraiment se limiter à ça ? Le bonheur serait dans ce cas bien éphémère. Un exemple qui n’est pas vraiment un mais qui me vient à l’esprit. Dans un album, une femme demande incessamment à son époux d’avoir un château, les deux vivants dans une cabane. Après moultes aventures, le château est obtenu. Et quelle est la réaction de cette douce épouse acariâtre ? « Comment vais-je faire le ménage moi maintenant, avec autant de pièces à nettoyer ?? ».

            Dans la même veine, partons du principe qu’un génie bienfaisant exhausse le vœu d’un brave travailleur en lui accordant le souhait de ne plus avoir à travailler de sa vie. Au début, la vie sera clairement un rêve, ce brave travailleur pouvant gérer comme bon lui semble chaque seconde de sa vie. Mais, au bout d’un certain temps, ne désirera-t-il pas autre chose pour satisfaire son bonheur ? Par exemple un jet privé pour occuper son temps libre ? Et pourquoi pas dans le long terme un voyage dans l’espace, celui-ci ayant déjà exploré ce qui lui plaisait ?

            Cette notion de bonheur semble donc extensible à l’infini, ce qui ne correspond pas vraiment à au bonheur que prônent les philosophes, qui est un état durable de plénitude et de satisfaction.

            Pour en revenir à ce travailleur, ne sera-t-il pas de plus rapidement bien à plaindre, n’ayant plus la satisfaction de bien faire son travail, et de ressentir des bouffées de joie à la vue de la besogne  accomplie ? Occuper son temps libre comme bon lui semble le comblera-t-il ? Ne ressentira-t-il pas un moment ou un autre de la frustration et de la lassitude ? En nous appuyant sur l’épicurien Epicure, le bonheur naît naturellement de la satisfaction des besoins naturels et nécessaires, donc en partie du travail, ce qui peut nous laisser à penser que sa vie lui procurera peut-être du plaisir, mais du bonheur, point.

            En bref, et si le bonheur, c’était tout simplement de se lever le matin, d’avoir fait de beaux rêves au cours de la nuit, d’enfiler un short, un tee-shirt, des tongs, d’aller acheter des croissants sous un soleil bienfaisant et de se faire un bon chocolat chaud au retour ? Cette vision peut paraître réductrice aux yeux de certains, et pourtant… Quoi de plus agréable que de rêver et de dormir d’un sommeil paisible, d’avoir ensuite la liberté et la capacité de sortir accomplir une tâche en apparence banale, et pour finir d’apprécier pleinement un repas simple et frugal ?

 

Je  finirai avec deux petites citations :

« Le grand obstacle au bonheur, c'est de s'attendre à un trop grand bonheur » (Bernard Fontenelle)

 

« Il n'y a point de chemin vers le bonheur : le bonheur c'est le chemin. » (Lao-Tseu)

A méditer et à discuter dans un prochain article.

Par Air - Publié dans : Articles réflexifs
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Lundi 13 octobre 2008 1 13 /10 /Oct /2008 21:24

                Hercule. Quel homme ! Quelle force ! Quel mythe passé désormais à la postérité ! Triomphant victorieusement de toutes ses épreuves, avec la fougue caractéristique des héros de l’époque, il y a très longtemps, si longtemps que le coton était encore inconnu en Europe. Ah, ça fait rêver, un homme comme ça ! Bon ok, ce qu’on sait moins, c’est qu’il réalisa ses exploits pour expier le meurtre de sa femme et de ses 3 enfants… C’est qu’il ne faut pas les énerver, ces héros (en mousse, maintenant qu’on sait ça). Bref récapitulatif de ces épreuves, en conséquence.

 

Le lion de Némée

L'hydre de Lerne

La biche de Cérynie

Le sanglier d'Erymanthe

Les écuries d'Augias

Les oiseaux du lac Stymphale

Le taureau de Crète

Les juments de Diomède

La ceinture d'Hippolyte

Le troupeau de Géryon

 

                Jusque là, tout va bien. On ne vous présentera plus les 10 travaux d’Hercule. 10 ? Oui, il ne devait à la base n’en faire que 10. Malheureusement pour lui, Eurysthée, qui lui avait imposé les travaux, refusa de valider ceux de l’Hydre de Lerne et des écuries d’Augias. Aussi lui imposa-t-il 2 travaux supplémentaires, dans un autre monde : aller cueillir les pommes d’or du jardin des Hespérides, et dognapper Cerbère, histoire de rendre jaloux le voisin d’Eurysthée. Nous ferons fi de ce méchant toutou (par lequel tous les grecs devaient passer un jour où l’autre, et doivent encore passer maintenant en souvenir de ces temps anciens, contrairement à leurs voisins européens), et nous concentrerons sur ces fameuses pommes d’or.

                A première vue, elles n’ont pas l’air comestibles. Sûrement le genre de truc qu’on cueille juste pour exposer sur sa table de séjour et frimer devant les autres déesses. Faut croire qu’à l’époque, ils ne connaissaient pas encore la famine, et pouvaient se permettre de faire pousser des pommes non comestibles. C’est qu’elles devaient être belles, ces sphères dorées. En or massif, sûrement. Diantre. Brillant de mille feux sous le chaud soleil du bout du monde. Des fruits comme ça, sûr que ça ne se voyait pas tous les jours

                Toujours est-il que notre cher infanticide (pardon, ça m’a échappé) dut-il s’y rendre pour en cueillir quelques unes, histoire de s’occuper un coup, entre deux corridas. Nous pouvons nous permettre de nous l’imaginer, s’avançant fièrement dans le jardin, peau de bête sur le dos, massue dans la main, à la recherche de ces pommes, le nez en l’air pour chercher le pommier magique. Ca y est, il le voit, il s’avance, il tend le bras bien haut pour les cueillir, voilà qui est fait (après avoir roulé ce crétin d’Atlas).

                Malheureusement, chers lecteurs, tout ça n’est que la version officielle. HERCULE N’A JAMAIS CUEILLI DE POMMES !! Et encore moins en or. Tissus de mensonges, fariboles de grand-mères, racontars de villageois, légendes anciennes ! Réfléchissons rationnellement : partons du principe que ces pommes massives n’existent pas. Bien. Quel fruit pourrait se rapprocher de cette description ? Des pommes ? Hm non. Ca ne reflète pas assez le soleil. Bien sûr, il faut tendre les bras pour les cueillir, mais ça ne fait pas tout. Et puis n’oublions pas que nos historiens actuels situent ce jardin fantasmagorique (j’avais envie de le sortir ce mot) au Maroc, comme par hasard vers la chaîne de montagne l’Atlas, du nom du gardien du pommier… Donc pommes au Maroc, moi je dis non.

                Deuxième solution plus probable, maintenant que l’on situe mieux géographiquement le pommier : un fruit doré, au goût acidulé et sucré, fleurant bon les vacances, et riche en vitamines, bien connu au Maroc. Ah, Marrakech ! Ca y est vous avez deviné, il s’agit bien évidemment de l’orange ! Oui, ça pourrait être ça, Hercule peut n’être aller cueillir en fait que des oranges. Plausible, certes. Mais basta, manque d’arguments. Pour tout vous avouer, j’ai mieux !

                Pour mieux comprendre, intéressons-nous sommairement à une autre langue, celle de Dante. Ou de Toto Cutugno, comme vous voulez. Donc, l’italien. Sì, quindi, un pò d’italiano daì. Allora diciamo che… Ah non pardon… Revenons à nos pommes. Cherchons donc un mot voisin de « pomme d’or » en italien. Tout naturellement, il nous vient « pomodoro ». Hé oui, ce mot existe en italien. Et non, il n’a pas été inventé spécialement pour le travail d’Hercule. Et un pomodoro n’est rien d’autre qu’une… tomate !! Hercule était en fait allé cueillir des tomates ! Loin de nous de fait, l’image de la montagne de muscles se mettant sur la pointe des pieds pour tendre les bras. Il n’eut juste qu’à se baisser, et le travail était fini. De même, la pomme que lança la Discorde entre les 3 déesses, pomme à l’origine de la guerre de Troie (qui a bien eu lieu), n’était en fait qu’une tomate encore toute dégoulinante de la gravure « A la plus belle », qui dut en éclabousser plus d’une.

                Mais bon, reconnaissons-le, c’est drôlement plus intéressant d’aller cueillir des tomates que des pommes d’or. Au moins, ça accompagne parfaitement les spaghettis. Espérons tout de même qu’en revenant du jardin des Hespérides, ce ne fut pas un Hercule désespéré qui s’offrit à nous mais un Hercule heureux comme tout d’avoir découvert la tomate !

Par Air - Publié dans : Chroniques diverses
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Lundi 14 juillet 2008 1 14 /07 /Juil /2008 13:47

            2062. La mort et le chaos règnent sur Terre. Tout n’est que poussière et ruines. Les grandes forêts, telle l’Amazonie, ont disparu, détruites par les bombes hydrogène H, qui traquaient les soldats, ou tout simplement civils, ennemis. New York, Paris, Londres, Shanghai ont fait place à un champ de gravas désert. Aucun survivant dans ces lieux. Utopie que de penser qu’une seule âme pourrait s’y cacher après la traque en règle des vivants. Les gratte-ciel, symboles de la toute-puissance économique, ont laissé place à d’importants amas de graviers. Les déserts, qui cachaient, bien enfouis en leur sein, des missiles et des armes, sont désormais cratérisés régulièrement. Seuls les océans semblent avoir été épargnés, mais ce n’est qu’une apparence…

            Tout s’était fait si progressivement. Personne n’avait rien vu venir. Du moins, c’était la version que l’on préférait se dire, c’était tellement plus facile pour la conscience. A moins d’être totalement stupide, ce qui s’était passé n’était que le déroulement logique. Quelques pressions non dissimulées entre grandes puissances et puissances moins grandes depuis des dizaines d’années. Quelques alliances qui apparaissaient discrètement, des accords entre pays. Toujours cette hypocrisie dissimulée dans le but de défendre son pain. Pour sûr, la guerre froide, c’était du gâteau à côté. Le bon temps, presque. Au moins à l’époque, c’était moins embrouillé, la situation plus facile à analyser, alors que maintenant, tellement de paramètres à prendre en compte.

            Le processus de destruction s’était donc déroulé comme prévu, uniquement dû à la cupidité et à la défense des intérêts, personnels ou nationaux, des hommes. Quelques grandes alliances avaient progressivement émergé. Oh bien sûr, ce n’était plus le duel basique entre USA et URSS. Trop simple. Non, c’était devenu mondial. D’un côté, les puissances capitalistes, la Réunion comme on l’appelait, liant les USA, le Royaume-Uni et la France. Réunion parce qu’au fond, l’histoire se répétait. De l’autre, l’Union, constituée de pays émergents que les premiers ne considéraient pas avec sérieux. Chine, Iran, Irak. Sans compter le Pakistan et Israël qui détenaient également l’arme nucléaire. L’Union, parce que ça, c’était du neuf. Tellement neuf qu’il faut croire que ça paraissait inimaginable aux pays habituellement dominants.

Il faut dire aussi, à trop se mêler de ce qui ne les regarde pas, la Réunion avait cherché tout ce qui s’était passé. A trop vouloir faire les justiciers. A trop faire les puissants. Et dans un but mensonger qui plus est. Facile d’imposer ses principes et sa vision quand on a les armes. Facile alors d’être le pire des systèmes et d’imposer sa vision, sous prétexte du bien du monde. Mais un jour, ça craque. Et ça avait craqué, forcément. Et pas qu’en un seul endroit. La montée avait été progressive, certes, mais la révolte couvait. Ca devait finir comme ça. Et là, les alliances d’avant signées par hypocrisie dans le but de maintenir ses intérêts économiques avait rompu. Les pays de l’Union s’étaient levés, en bloc. Les bombes atomiques étaient sorties. Depuis le temps qu’elles dormaient. Depuis le temps qu’elles devaient sortir. Elles l’attendaient ce jour. C’était une grande guerre. Mais aussi plein de petites. A première vue, c’était la Réunion contre l’Union. Vision simpliste. C’était aussi la guerre des pays de l’Est de l’Europe contre la Russie. De la poudrière du Moyen-Orient qui prenait le feu. Des pays d’Amérique du Sud qui se livraient enfin une guerre sans merci. Des pays d’Afrique qui laissaient libre cours à leurs hostilités, trop longtemps réfrénées. Toutes les frustrations, toutes les injustices contraires au principe de gérance des états, pouvaient enfin être combattues.

La Russie, outsider apparent. Elle ne semblait pas très active dans le conflit cette fois-ci. Son rôle était tellement plus pernicieux et trouble. En relation avec un peu tout le monde. Profitant de la guerre pour s’enrichir. Production d’armes pour l’Union. Espionnage pour la Réunion. Mais directement, nada. Une façon de tirer son épingle du jeu en quelque sorte. Elle sait qu’elle s’en sortira tellement plus puissante, quand les autres se seront entretués. Le beau rôle. Un rôle silencieux. Inactif pour un spectateur. Neutre. Au moins, son passé lui aura appris. Laisser faire les autres. Les aider discrètement, mais ne pas se mouiller. Rendre service aux pays, quoi de plus louable ?

Il était loin le temps des menaces voilées, des traités qui se multipliaient, alors que les idées n’y étaient plus. Trop, c’était trop. A trop faire semblant, on n’y tient plus. Enfin, maintenant, c’était presque fini. La population mondiale avait diminué de ses deux tiers. Les paysages avaient tous été transformés, détruits. Tout était à recommencer. De nouveaux pactes, traités, alliances, à signer. Histoire que ça ne se reproduise pas. De nouvelles bonnes décisions, pas si nouvelles que ça, allaient être reprises. La paix dans le monde. On y arriverait cette fois. Petite pensée pour Kant, visiblement si méconnu. Après la guerre, la reconstruction. Au fond, tout n’est qu’éternellement recommencement.
            En attendant, vivement que la poussière se dissipe qu'on puisse revoir le soleil. Les traités casseront, les alliances se déferont, les hommes tomberont, mais le soleil, lui, sera bien le seul à toujours renaître.

Par Air - Publié dans : Essais
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Jeudi 3 juillet 2008 4 03 /07 /Juil /2008 19:06

Si un dessinateur venait à passer par là ou si vous-même en connaissez un qui serait susceptible de produire des dessins dans l’esprit du texte, n’hésitez pas à me laisser un commentaire (je les valide avant de les publier de toute façon, donc toute information personnelle restera confidentielle).

Chaque ligne correspond à ce qui apparaîtra sur une page, avec le dessin en arrière-plan, dont l’esquisse (à titre indicatif) figure en italique dans le texte.

Remarque : parce qu'un dessinateur ce n'est pas qu'une plume et des couleurs, il sera également collaborateur et toute idée sera la bienvenue.

NB : le texte n'est bien évidemment pas définitif. 




Calinou & Calinette


1. Voici Calinou et Calinette.

(Double-page avec 2 petits nuages roses pâles mais pas trop  qui se sourient et se tiennent la main, Calinette a  un petit nœud rose sur le dessus)

 

2. Calinou et Calinette sont des Câlins, et leur famille est très nombreuse.  Ils ressemblent tous à de petits nuages et quand on les touche, ils sont tous doux.

(Image avec plein de nuages, les 2 petits au premier plan. Les nuages doivent être de formes,  tailles, couleurs)

 

3. Eux, ce sont des petits Câlins, mais il peut y en avoir de plus gros ! Les voici avec leur maman.

(Image avec les 2 en 1er plan, et un autre rose un peu plus gros en un peu + foncé derrière. Il a l'air doux et léger)

 

4. Et il y en a des encore plus gros, mais toujours aussi doux. Voici leur papa.

(Les 4 nuages sont ensembles sur la photo, le père est plus gros que la mère et un peu plus foncé, tout en restant dans le rose)

 

5. Ils habitent tous ensemble dans leur maison-oreiller, douillette et confortable.

(Un oreiller avec 2 fenêtres, un porte, une cheminée, et 2 câlins devan. On peut l’imaginer dans une rue, avec d’autres maisons oreillers.t)

 

6. Pour parler entre eux, ils utilisent la langue Bisou, qui est une langue incompréhensible pour toi ! Voici ce que ça donne : « mouah mouuah mouaaah mmmmouah ? ». Ce qui veut dire : « Tu viens jouer avec moi ? ».

(Ils se parlent dans le jardin devant leur maison, et des bouches et des cœurs volent dans une bulle)

 

7. Depuis le début de l’histoire, tu as dû remarquer qu’ils sont de couleur rose, mais tu dois savoir qu’ils peuvent changer de couleur ! Ca dépend de leur humeur. Par exemple quand ils ont un gros chagrin, ils deviennent gris.

(Un nuage rose et l’autre gris pâle, qui pleure)

 

8. Ou bleu quand ils ne vont pas très bien.

(Tête bizarre du bleu)

 

9. Ils peuvent aussi être rouges, mais là c’est qu’ils sont très très énervés ! Heureusement, ça n’arrive presque jamais.

(Air énervé)

 

9. Alors vite, pour qu’ils redeviennent roses, ils se prennent dans les bras et se serrent fort en se réconfortant.

(Gros câlin, bulles avec des cœurs et des bouches dedans)

 

10. Chaque jour, Calinou et Calinette vont à l’école des Câlins, où ils apprennent de nouveaux mots en Bisou.

(Plein de petits câlins assis dans une classe, et la maîtresse au tableau avec des mots écrits dessus. Les mots sont des cœurs et des bouches. Un des câlins lèvent la main pour répondre)

 

11. Par exemple, savais-tu que « Mmmmmuah » voulait dire « Je t’aime » chez les Câlins ?

(Juste une bulle avec des cœurs dedans)

 

12. Puis, quand ils rentrent, ils prennent leur goûter. Un peu d’amour sur une tartine de tendresse, c’est ce qu’ils préfèrent…

(On les voit à table avec les tartines et le pot d’amour, libre-cours à l’imagination du dessinateur)

 

13. Ils vont ensuite jouer un peu dans le salon. Leur jeu préféré c’est câlin-perché, mais leur maman n’aime pas trop quand ils y jouent dans la maison.

(On voit un canapé, tout l’intérieur d’un salon, et un vase cassé avec des fleurs et de l’eau par terre. La mère a l’air un peu fâché, pendant que les 2 nuages sont gênés.  un câlin se trouve sur le canapé pour ne pas toucher le sol)

 

14. Il y a aussi câlin-maillard, mais là encore ils font attention à ne pas y jouer à l’intérieur pour ne pas fâcher leur papa.

(On en voit un avec un bandeau et une lampe cassée, et le père les bras croisés qui les regardent sévèrement. Le nuage avec le foulard sur les yeux continue de marcher, sans se rendre compte de la scène)

 

15. Juste avant d’aller manger, si ils ont été bien sages, ils peuvent regarder les Calapins, des lapins qui passent leur temps à se courir après et à qui il arrive plein d’aventures.

(Plan de derrière sur le canapé où ils sont sages, la télé montre des lapins calins, au dessinateur là encore de laisser parler son imagination)

 

16. Enfin, quand la journée est finie et qu’ils commencent à être fatigués, leur maman les borde en leur racontant une histoire différente chaque soir. C’est le moment qu’ils préfèrent !

(Chacun dans son lit, la mère au milieu sur une chaise avec un livre)

 

17. Et ce soir, elle leur raconte justement les aventures d’un petit Câlin qui prend le train du sommeil pour aller au pays des rêves, mais ça c’est une autre histoire…

(Wagons d’un train qui va vers le lointain, arc-en-ciel au bout pourquoi pas)

 

Par Air - Publié dans : Nouvelles magiques
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Dimanche 29 juin 2008 7 29 /06 /Juin /2008 16:01

 

           
Il était une fois une rose, habitant avec ses deux sœurs dans la même maison. La voici ci-dessus. Oh, comme vous pouvez le voir, la maison n’était pas bien grande, mais elle était coquette et bien entretenue. Il faut vous dire que c’est notre Rose qui faisait tout le travail, ses sœurs passant leur temps à la réprimander et à lui donner des ordres. Et pendant que la petite fleur s’exécutait, leurs principales occupations étaient de se maquiller, d’essayer les nouveaux habits qu’elles venaient de s’acheter (toujours en rose, leur couleur préférée) et de commenter les robes et parures de leurs voisines, jacassant telles des pies. Leur autre sujet de conversation était Bleuet, un charmant voisin que toutes les fleurs du village cherchaient à séduire, mais qui semblait n’avoir d’yeux pour aucune d’entre elles.

            Or donc, alors que les deux infâmes passaient leurs journées à minauder et à roucouler, Rose menait quand à elle une vie besogneuse et laborieuse, préparant les repas, nettoyant le logis et repassant. Se levant le matin aux premières lueurs de l’aube, elle se couchait au crépuscule. Autant vous dire qu’en été, ses journées étaient plutôt longues ! Néanmoins, elle était heureuse chaque jour de sa vie, pour le seul plaisir de voir le soleil se lever et se coucher dans une multitude de couleurs, de sentir les parfums frais émanant de la terre sous la chaude chaleur de l’été, et enfin d’entendre les chants des oiseaux et les rires des enfants.

            En dépit de toutes ses occupations fatigantes, la petite rose rayonnait de santé et de force. Ses traits délicats et son calme ne faisaient qu’accroître son charme naturel que rien ne semblait devoir troubler. Dédaignant le maquillage de ses sœurs, elle n’utilisait qu’un peu d’eau pour faire briller gracieusement ses pétales, qui étaient ma foi fort charmants. Toujours souriante et joyeuse, elle était la vie même.

            Un jour, il plut. Une grosse averse comme on n’en voit peu, qui vous trempe intégralement des feuilles aux racines. Toute la maison fut inondée, car il faut vous rappeler qu’elle n’avait pas de toit. Alors que le premier réflexe de ses sœurs fut de sécher leurs robes et d’essuyer leur maquillage dégoulinant, Rose avait déjà bravement commencé à essuyer la maison. Tout en chantant, elle astiquait fermement les fleurs et les tiges couvertes de traces de gouttes de pluie, ignorant les sarcasmes et les sobriquets de ses sœurs qui se moquaient de sa robe trempée et de ses pétales décoiffés. Après tout, elle aurait bien le temps de s’en occuper après.

            Or, juste à ce moment-là, Bleuet vint à passer. Et ce qu’il vit l’arrêta net. Il ne vit pas les deux roses qui encadraient leur sœur, qui pourtant lui jetaient des oeillades aguicheuses à n’en plus pouvoir. Il n’eut d’yeux que pour Rose, si resplendissante malgré la grisaille environnante  et si délicieuse dans sa robe simple, mise en valeur par quelques gouttes de pluie la faisant briller de mille feux, donnant l’impression que des centaines de diamants étaient en elle. Son teint rose, ni trop pâle ni trop prononcé, accentuait la sensibilité émanant de la fleur. Une charmante timidité transparaissait à travers les pétales légèrement inclinés vers l'intérieur, sans pour autant être la marque d'une quelconque fermeture au monde. Voici la vision qu’il en eut, saisie sur le vif, et telle qu’elle lui pénétra au plus profond du cœur, le retournant intégralement et provoquant la naissance de sensations inconnues.

 

 

 

            Aussitôt, Bleuet la demanda en mariage, demande à laquelle Rose répondit positivement étant donné le gentleman que ce jeune homme était, et ils vécurent heureux et eurent beaucoup de petites Violettes.


 

                                                                                                             The End

Par Air - Publié dans : Nouvelles magiques
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Mardi 27 mai 2008 2 27 /05 /Mai /2008 23:11
A mon plus vif regret, une pause s'impose une fois de plus. Pourtant ce ne sont pas les idées qui manquent. Mais, telle l'évolution de l'économie mondiale depuis des siècles (dixit un économiste), tel l'avion venant de décoller, tel Tarzan sautant de liane en liane (aaaAAAAAaaaa), tel le pendule de Foucault trônant fièrement au Panthéon (oui Jean-Pierre, c'est mon dernier mot), telle la tendance bien connue oscillant entre instruction et éducation (sacrés Jacobins et Condorcet), telle la chanson de Claude François, le blog semble suivre une ligne bien définie : ça va, ça vient !
Par Air - Publié dans : Le blog
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